Isabelle, qu’est-ce qui, dans ton parcours, t’a donné envie de t’engager dans la formation et l’accompagnement des acteurs du dialogue social ?
Ce qui m’anime avant tout, c’est l’humain. Et dans le dialogue social, on est servi : des personnalités, des convictions, des désaccords ; parfois tout cela dans la même phrase ! C’est ce qui rend ce domaine passionnant, avec un véritable potentiel pour améliorer les conditions de travail et le fonctionnement des organisations.
Au fil de mon parcours, j’ai compris combien il était important de donner à chacun les moyens de comprendre son rôle, d’assumer ses responsabilités et d’agir concrètement.
La formation et l’accompagnement permettent justement de donner des repères, de la confiance et du pouvoir d’agir. Pour moi, le plus gratifiant, c’est ce déclic : « Ah, mais je peux faire quelque chose, MOI ! »
Et je suis convaincue qu’on peut aborder des sujets sérieux sans se prendre trop au sérieux. Un peu d’humour, des exemples concrets et des échanges vivants, ça aide ! Soyons honnêtes : le Code du travail est passionnant, mais il a encore une petite marge de progression sur le suspense.
Ce qui me motive, c’est de rendre les sujets complexes accessibles et de transformer les connaissances en actions utiles sur le terrain. Si l’on peut apprendre avec le sourire, autant ne pas s’en priver !
Tu as pris la responsabilité de l’activité ADN CSE. En quoi consiste ton rôle au quotidien ?
Alors, comment dire : je jongle entre les projets, les clients, les formateurs, les plannings et les imprévus. Il ne me manque que le costume de Wonder Woman, mais je travaille sur le sujet ! Plus sérieusement, mon rôle consiste à accompagner le développement de l’activité ADN CSE tout en veillant à la qualité et à la pertinence des formations et des accompagnements que nous proposons à nos clients.
Au quotidien, cela signifie être à l’écoute des besoins de nos clients, construire des réponses adaptées, coordonner les différents intervenants et faire évoluer nos offres en fonction des réalités du terrain. C’est aussi créer du lien avec les élus, les représentants du personnel, les responsables RH et les dirigeants.
Et j’ai une petite particularité : quand on me dit « Ça va être compliqué », j’ai plutôt tendance à répondre « Bon, on va voir comment faire ». Mon objectif : que nos clients se sentent accompagnés, écoutés et surtout qu’ils aient envie de revenir. Pour nos formations, bien sûr ! Pas uniquement pour ma bonne humeur !
Dans tes échanges avec les élus de CSE, les RH et les dirigeants, quels besoins ou quelles préoccupations reviennent le plus souvent ?
La grande question des élus, c’est souvent : « On a le droit de faire quoi, exactement ? » Et parfois, juste après : « Et comment on fait pour que ça se passe bien ? »
Les élus souhaitent mieux comprendre leurs prérogatives, gagner en assurance dans l’exercice de leur mandat et disposer d’outils pour agir efficacement. Les responsables RH et les dirigeants recherchent, quant à eux, des solutions pour sécuriser leurs pratiques, favoriser des échanges constructifs et prévenir les situations de tension. Finalement, tout le monde cherche à avancer dans la même direction, même si chacun n’a pas forcément le même GPS !
Au-delà des différences de responsabilités, je constate un besoin commun : mieux se comprendre, mieux communiquer et construire un dialogue social utile, fondé sur la confiance et la recherche de solutions. Notre rôle, c’est de donner à chacun les bons outils pour dialoguer et agir efficacement.
Mon objectif, c’est surtout de réussir à se parler sans avoir besoin d’un arbitre et d’un carton rouge ! Parce qu’un dialogue social réussi, ce n’est pas forcément être toujours d’accord.
Pour toi, qu’est-ce qui fait qu’une formation ou un accompagnement aide réellement les participants une fois de retour dans leur entreprise ?
Une formation réussie, ce n’est pas seulement une formation à l’issue de laquelle les participants ont appris quelque chose. C’est une formation qui leur permet de faire quelque chose de différent dès leur retour dans leur entreprise. Pour cela, elle doit être concrète, participative et directement connectée aux situations professionnelles rencontrées.
Les études de cas, les échanges d’expériences, les mises en situation et les outils pratiques sont essentiels. J’accorde aussi beaucoup d’importance à la posture du formateur : savoir écouter, s’adapter aux participants, rendre les sujets accessibles, créer un climat de confiance et rester neutre. C’est à ce moment-là que la formation prend tout son sens. Pour moi, une bonne formation, ce n’est pas celle où l’on repart avec un classeur de 300 pages qui finit dans une armoire, à côté de celui de 2018 et de trois pauvres stylos qui ne fonctionnent plus !
C’est celle où l’on repart en se disant : « Dès lundi, je sais quoi faire et comment le faire. »
Mon objectif est que chaque participant reparte avec des connaissances solides, mais surtout avec davantage de confiance, des méthodes et des outils immédiatement utilisables.
Qu’aimerais-tu développer chez ADN CSE dans les prochains mois, et qu’est-ce qui te tient particulièrement à cœur dans cette mission ?
Dans les prochains mois, j’aimerais poursuivre le développement d’une offre de formation et d’accompagnement innovante, concrète et toujours plus proche des besoins du terrain. Cela passe par des parcours adaptés aux entreprises et aux élus, des outils directement utilisables et un accompagnement qui se poursuit au-delà des sessions. Parce que les questions n’ont pas toujours la délicatesse d’arriver avant la fin de la formation !
Je souhaite également renforcer notre proximité avec les clients et construire des relations durables. J’aimerais qu’ADN CSE soit reconnu pour son expertise, sa disponibilité et la qualité de ses interventions. L’idée, c’est que l’on pense naturellement à nous bien au-delà des formations obligatoires : lorsqu’une question se pose, qu’un projet se dessine ou qu’une difficulté apparaît. J’ai aussi envie d’apporter mon énergie et ma touche personnelle à cette mission. J’aime construire, relever des défis et voir les résultats concrets de ce que l’on entreprend. Disons que je suis plus à l’aise les manches retroussées que les bras croisés !
Ce qui me tient particulièrement à cœur, c’est d’associer l’expertise à l’écoute et à la confiance. Cela suppose de rester proche des élus, des RH, des dirigeants et des salariés, pour comprendre leurs réalités et leur apporter des réponses utiles. Et puis, je tiens à ce que l’on prenne plaisir à travailler ensemble. On passe beaucoup de temps au travail : autant y mettre de l’engagement, du sens et une bonne dose de bonne humeur !
Mon ambition ? Faire grandir ADN CSE sans lui faire perdre son ADN. Oui, elle était facile, mais je l’assume complètement !
Pour terminer sur une note plus personnelle : si tu étais une chanson, un film et un livre ?
Une chanson : « Le Mendiant de l’amour », d’Enrico Macias
« Donnez, donnez-moi… »
C’est l’hymne du bureau ! Spéciale dédicace à Amélie Remaud et Sébastien Taraud, qui comprendront très bien pourquoi ! Et pour celles et ceux qui ont maintenant le refrain dans la tête : ne me remerciez pas, c’est cadeau !
Un film : « Mission Possible », évidemment !
Faire dialoguer des personnalités bien affirmées, trouver un terrain d’entente et jongler avec les plannings : j’aimerais bien y voir Tom Cruise. Chacun ses cascades !
Un livre : le Code du travail, bien entendu…
Mon dirigeant va lire cette interview, alors je soigne ma réputation littéraire ! Avec une petite préférence pour les passages sur les congés payés : je suis très attachée à la mise en pratique des connaissances !